Histoire : 2004- : une aventure artistique renouvelée
Posté par Tele Mont Ventoux le 21/09/05 (1824 lectures)

spectacle 2005 avignon
source: festival-avignon.com

En septembre 2003, Hortense Archambault et Vincent Baudriller prennent la direction du Festival avec un nouveau projet. Ils souhaitent, dans le temps et l’espace du Festival, rassembler et déployer des univers artistiques forts et singuliers, les faire résonner entre eux.

Chaque Festival s’inventera avec la complicité d’un artiste associé pour tracer avec lui la carte d’un territoire artistique. Au-delà de ses propres créations, ce sont ses questionnements, ses pratiques, ses enthousiasmes qui inspirent librement l’ensemble de la programmation. En 2004, le metteur en scène berlinois Thomas Ostermeier est invité à partager cette aventure, puis l’artiste flamand Jan Fabre en 2005, le chorégraphe Josef Nadj en 2006 et le metteur en scène Frédéric Fisbach en 2007.
Thomas Ostermeier est l'une des voix les plus originales du théâtre allemand et de la scène contemporaine. Jeune héritier de la "vieille Europe", il donne vie à un théâtre engagé dans la réalité sociale, civique et politique. Il ne cesse de visiter les auteurs de son temps, de transposer les grands textes du passé au sein de notre quotidienneté et pratique avec ses acteurs le théâtre d'ensemble, de troupe, avec une énergie et un sens de la fête théâtrale exceptionnels.

À partir de son univers, d’autres artistes ont été invités dont pour certains l’œuvre a été aussi largement déployée dans le festival avec d’autres spectacles, des concerts, des lectures, des films, des expositions, des débats et rencontres. Ces parcours d’artistes sont enrichis par les propositions des partenaires du Festival: la Sacd, France Culture, la maison Jean Vilar, la Chartreuse, les Cinémas Utopia, le Cycle de musiques sacrées…
L’édition 2004 a privilégié des artistes qui questionnent le monde et la société et qui, dans leur pratique, comme le théâtre d’ensemble allemand, travaillent en troupe ou en « famille ». Le contraste des esthétiques et des propos a entraîné de nombreux débats sur les questions de mise en scène et de la dramaturgie. Il y eut le parcours à travers le répertoire de Thomas Ostermeier, les maîtres du théâtre d’ensemble Christoph Marthaler et Frank Castorf, la jeune génération berlinoise : Sasha Waltz, Constanza Macras, René Pollesch, Julian Rosefeldt. Il y eut la diversité de la scène européenne de Rodrigo García à Jan Lauwers, en passant par Pippo Delbono, Johan Simons, Luk Perceval , Meg Stuart et Benoît Lachambre, Sidi Larbi Cherkaoui... Et pour plus de la moitié du Festival, il y eut la création française avec des esthétiques et des générations différentes, que ce soit le travail sur des textes classiques avec Frédéric Fisbach ou Bernard Sobel ou sur des auteurs contemporains avec Olivier Cadiot et Ludovic Lagarde, François Bon et Charles Tordjman, Patrick Bouvet et Cyril Teste, Thierry Bedard et Reza Baraheni ou encore les nouvelles écritures de la scène avec Claire Lasne, Johann le Guillerm ou KompleXKapharnaüM.


Le public du Festival

Le Festival n’est plus la grand-messe d’autrefois, mais il est toujours le rendez-vous annuel des amoureux du théâtre, spectateurs néophytes ou fidèles, et des professionnels.

On ne sait décompter exactement le nombre de spectateurs du Festival ; un habitué va voir plusieurs spectacles du "in" comme du "off" pendant son séjour. C'est un public nombreux, passionné et disponible car en vacances. À en examiner de plus près les comportements, il existe, en fait, plusieurs publics distincts qui ne vivent pas le festival au même rythme. Chacun a sa perception de la ville et ses parcours propres. Il y a les habitués, les fidèles, voire les "pèlerins" qui organisent leur séjour à l'avance. Et à l'autre bout de l'échelle des comportements, les "flâneurs explorateurs" qui se laissent guider par l'instinct du moment. Certains ne fréquentent que le "in", d'autres que le "off", mais la plupart se concoctent des mélanges bien à eux. Le public discute, critique, critique les critiques, interroge et débat au Cloître Saint-Louis comme au Verger Urbain V autrefois, où il aime rencontrer les artistes présents. C'est un lieu de formation des spectateurs, apprentissage qui peut se faire aussi au long des séjours organisés par les CEMEA (l'institution du monde de l'enseignement qui aménage plusieurs formules d'accueil efficaces et appréciées pour des jeunes, ou des visiteurs étrangers); cette initiation se fait également à la diable, au hasard des rencontres du jour et des informations du moment.

Comment organiser son Festival ? Soit en lisant le programme et en réservant à l'avance des billets pour le festival lui-même, soit en partageant le plaisir de la découverte, entre amis, selon ses intuitions ou la rumeur.

Pour les professionnels (français et étrangers), il existe des lieux de rencontre à Saint-Louis, le quartier général du Festival lui-même, où se déroulent les conférences de presse présentant les spectacles le matin et dans la journée, un programme de rencontres, de colloques, d'étude, où tous les aspects de l'activité professionnelle du théâtre et de la danse sont évoqués : économiques, politiques, artistiques, techniques, juridiques, etc. C'est ainsi (et sous l'impulsion de Jean Vilar lui-même depuis 1964) qu'Avignon est devenu aussi le rendez-vous des professionnels, un lieu de réflexion, d’élaboration et de décision de politique culturelle.

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