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Autre média : Des télévisions associatives, des « Vidéos des Pays et des Quartiers »
Posté par Tele Mont Ventoux le 21/09/05 (1178 lectures)



- Le fonctionnement de ces TV associatives constitue un moyen d’accès à la maîtrise des techniques et à même à une certaine professionnalisation. Les métiers de l’audiovisuel, restant trop souvent soumis à une forte loi de reproduction sociale dans le milieu professionnel confiné dans les grands centres de production, Paris en ce qui concerne la France.

- Cette télévision est de proximité, elle part et parle du local, mais en relation avec le reste du monde : elle n’est pas clôturée mais en résonance avec d’autres « locals » lointains, tel Le journal International des quartiers, soutenu par la FNDVPQ qui connecte du local de Catalogne, du Venezuela (Télétamborès) de la Belgique et de la France.

3/ La grande diversité des TV associatives en France

Les TV associatives sont extrêmement variées selon les situations et les projets. Une certaine autorégulation consensuelle, avec une recherche d’objectivité, lorsque le média local est en situation de monopole de fait en matière de télévision locale (TéléMillevaches avec « Le Magazine du plateau », et sa tonalité écologique et d’économie solidaire et durable), ou certaines télévisions locales du câble, véritables télévisions locales de service public. Certaines reflètent fortement l’identité d’une région (Aldudarrak Bideo en pays basque). D’autres projets sont liés très fortement à des démarches d’insertion sociale et culturelle (O2Zone, à Airbel-Marseille, Télémaillebois à Longuenesse dans le Nord, ou Canal Nord à Amiens) et d’autres encore, à l’opposé, se développent en projets alternatifs, voire activistes, avec des contenus plus en rupture par rapport à la télévision dominante, faisant place à une contre-culture et/ou du " public accès " sur le modèle " Offener Kanal " allemand (Cf. Ondes Sans Frontières). Enfin, autres encore , développent , tel Vidéon ( Télévision de l’Essonne qui a mis en place des outils d’échange et de mutuellisation) des liens de solidarité avec le Sud, notamment l’Afrique sub-saharienne.

L’attention portée aux programmes de ces télévisions associatives renforce le sentiment d’une extrême diversité, certains faisant preuve d’une créativité qui ne manque pas quelquefois d’inspirer les grands médias installés toujours à la recherche de "concepts" et "formats" nouveaux.

4/ Ce qu’elles souhaitent voir évoluer en France et en Europe

Deux grands axes pour s’en tenir à l’essentiel :

- Pour une politique publique française et européenne de soutien aux médias alternatifs
Face à un tout commercial et audimétrique envahissant l’espace public qui devient un espace publicitaire, la FNVDPQ revendique le droit pour les télévisions d’exister : pas seulement par une reconnaissance juridique formelle mais également par des moyens d’exister réellement et pour se développer. C’est ce qui positionne au-delà de la FNVDPQ, l’ensemble des TV associatives sur une revendication commune : celle de la création d’un mécanisme de soutien appuyé sur une contribution provenant des investissements publicitaires, véritable impôt indirect au profit des entreprises. À côté de cet éléments financier déterminant, il est nécessaire de créer un statut juridique européen propre à ce type d’activité citoyenne. Enfin il convient que chaque instance nationale réserve des fréquences dédiées aux télévisions (et radios) participatives alternatives.

Ce politique publique de soutien qui devrait exister au plan national comme au plan européen serait une garantie pour le développement d’un espace public qui devrait enfin prendre toute sa place face à l’espace publicitaire des annonceurs. Ce type de mécanisme est la seule façon d’objectiver l’attribution des aides selon des critères définis en associant les partenaires du secteur. Il éviterait d’être par trop dépendant de subventions de collectivités territoriales soumises à des variations idéologiques, politiques. Comme le montre les difficultés actuelles de certaines télévisions locales pour financer leur diffusion à la suite du refus de la Ville et de la Région. On ne peut, à cette occasion, que regretter la position frileuse, pour ne pas dire plus, des élus parisiens sur la question de la télévision associative sur le câble de la capitale.

- Pour une solidarité avec les télévisons associatives en Europe et dans le monde. La Fédération, développe depuis plus de 10 ans et encore, récemment lors de sa seconde université Européenne qui vient de se tenir dans le Sud de la France (Albi), des solidarités avec des télévisions étrangères, européennes ou non (Belgique Venezuela, Canada, Espagne, Allemagne). Elle s’engage maintenant, et c’est une première étape, dans la création d’un réseau européen de télévisions associatives, prévoyant des échanges, des projets de contenu et des luttes en commun pour obtenir un large droit de cité et les moyens de vivre en Europe.

Guy Pineau
Fédération Nationale des Vidéos des Pays et des Quartiers.
Présidente Nicole Alix
23, rue François Simon
13003 Marseille
info@vdpq.org

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