Jusqu'en 1963, TNP et Festival ont un seul et même "patron" qui s'appuie sur le travail de militantisme culturel hérité de l'esprit d'après-guerre pour attirer un public nouveau. La démarche s’est orientée vers les associations, les mouvements de la jeunesse, les comités d’entreprises, beaucoup d’amicales laïques… Des milliers de jeunes envahissent la ville, dorment dans des campings, chez l’habitant ; on ouvre des écoles pour les héberger ; dans le verger Urbain V, des débats, des dialogues, des lectures sont organisés ; treize pays participent aux premières Rencontres internationales de jeunes organisées par les Centres d’Entraînement aux méthodes d’éducation active (CEMEA) et le Centre d’échanges artistiques internationaux (CEAI).
L’administration et la troupe qui s’organisent à Paris présentent en Avignon des spectacles qui feront date : Lorenzaccio, Dom Juan, Le Mariage de Figaro, Meurtre dans la cathédrale, Les Caprices de Marianne, Mère Courage, La guerre de Troie n’aura pas lieu…
Et chaque été, au Palais des papes, c'est une liturgie, un rituel, une "communion" qui se déroule.